La suite sur Marseille - Team

La suite sur Marseille - Team
# Posté le jeudi 03 juillet 2008 14:02

38eme journée OM-Strasbourg

38eme journée OM-Strasbourg
L'OM Y EST !

Soirée folle et magique. L'OM s'est imposé 4-3 contre Strasbourg, tandis que Nancy s'inclinait contre Rennes. Le scénario rêvé, qui envoie les Olympiens au tour préliminaire de la Ligue des Champions !

MARSEILLE 4 3 STRASBOURG
1-0 Niang (4e)
1-1 Fanchone (10e)
1-2 Gameiro (19e)
2-2 Cissé (45e+3)
3-2 Nasri (45e+5)
3-3 Zenke (72e)
4-3 Cissé (78e)

L'OM c'est fou ! 19e au tiers de la saison, les Phocéens terminent sur le podium, qualifiés pour le tour préliminaire de la Ligue des Champions. Et la soirée a été à l'image de la saison. Une montagne russe d'émotions. Tout semblait perdu quand Strasbourg, décomplexé, jouait les trouble-fête, menait au score et que Niang sortait sur blessure. Et puis Nasri et Cissé (doublé) ont tout renversé. Inoubliable !

C'est pour des soirs comme ça qu'on aime le foot. Quand le suspense fait perdre haleine. Quand les émotions sont toutes plus fortes les unes que les autres. Joie, colère, tristesse et bonheur. Et quand en plus c'est dans cet ordre là, c'est encore meilleur.
Le Vélodrome et son OM ont vécu une soirée à l'image de la saison. Un début plein d'espoirs. Puis des doutes. Et un final tonitruant.
Nos impressions sur la partie, qui se déroulait sous nos yeux, eurent du contraste. Quand les Phocéens « tapèrent » barre et poteau avant d'ouvrir le score d'un tir croisé de Niang au bout de quatre minutes, la perspective d'un festival offensif germa dans notre esprit. Cette idée fusa. Rapidement chassée par une bonne dose d'inquiétude. Fanchone, puis Gameiro la distillèrent. Et comme Nancy menait au score à Marcel Picot, l'eau des carottes bouilla sévèrement. Mais elles n'étaient pas encore cuites. Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir. Cela pourrait être, après coup, le slogan de la saison marseillaise.
Et pourtant, un nouveau coup dur avait contrarié à nouveau l'assistance. Un duel aérien, tête contre tête, entre Niang et Cassard laissa les deux joueurs sur le carreau. L'OM perdit ainsi son meilleur buteur, au moment où il fallait impérativement marquer...
Mais, voilà, la chance tourna. Alors que les Marseillais avaient campé littéralement dans la surface durant les 5 premières minutes, ils ne l'avaient ensuite fréquenté que très peu. Jusqu'au temps additionnel de la première période. Quand Nasri trouva Cissé, et que Puydebois ne put qu'accrocher les pieds de l'attaquant. On parlait de la réussite quelques lignes plus haut. Le deuxième petit coup de pouce du destin ce fut cette parade imparfaite du portier sur le penalty de Cissé. Il renvoya le ballon en direction de l'avant-centre qui instinctivement reprit victorieusement de la tête (2-2).
Et comme une égalisation ne suffisait pas au bonheur olympien, elle fut bientôt complétée d'un troisième but. Valbuena chipa un ballon côté gauche avant de pousser Puydebois dans ses derniers retranchements, dans les airs. Grandin hérita du cuir, leva la tête et centra à la perfection pour une reprise XXL de Nasri (3-2, 45e+5). Phénoménal.
D'autant le murmure rapporta vite à tout le monde que Rennes avait eu la bonne idée d'égaliser. Le scénario hitchcockien n'avait cependant pas encore son final. Il s'en passa encore tellement, en deuxième mi-temps...
Grâce à Mika Pagis, Rennes finit par prendre le meilleur dans sa course au score avec Nancy (de 1-1 à 2-3, avec au milieu une égalisation lorraine). Mais un énième rebondissement intervint. A la surprise générale, Zenke remit « Marseille l'ambitieux » et « Strasbourg déjà en L2 » sur la même ligne (3-3). Il restait un gros quart d'heure. L'OM allait-il finalement pleurer après avoir tant rêvé ?
L'équipe se tourna entièrement vers l'avant. Une seule obsession : marquer ce but qualificatif. Alors quand Cheyrou servit idéalement Cissé dans la profondeur, le stade retint son souffle. L'attaquant aussi. Il prit son temps pour armer et décocher le tir juste. Sa frappe termina dans les filets dans une avalanche de bruits et de joie (4-3, 78e).
Un deuxième penalty tiré par M'Bami et stoppé par Puydebois libéra ensuite encore un peu d'adrénaline supplémentaire. Jusqu'à l'explosion finale, magnifiée par la sono déversant l'hymne de la Ligue des Champions...


Le groupe olympien
Gardiens : Mandanda, Carrasso
Défenseurs : Givet, Taiwo, Bonnart, Zubar, Faty, Cana
Milieux : Cheyrou, M'Bami, Oruma, Akalé, Nasri, Zenden, Valbuena
Attaquants : Cissé, Niang, Grandin


Le groupe du Racing
Gardiens : Cassard, Puydebois
Défenseurs : Bellaid, Dos Santos, Ducrocq, Paisley, Szelesi, Tritz, Weber
Milieux : Fanchone, Rodrigo, Schneiderlin
Attaquants : Alvaro, Gameiro, Mouloungui, Zenke


Cissé : "C'est beau"
"C'est beau, les gens sont contents ce soir au Vélodrome. Se qualifier en Champions League à la dernière journée, c'est beau. J'avais dit 20 buts comme objectif, j'en ai mis 16 et on se qualifie en Champions League, c'est très bien. Pour l'année prochaine, on verra après l'Euro...

Nasri : "Très fier de finir comme ça"
"Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir. On y a cru jusqu'au bout et on a montré que l'on avait du caractère. On a renversé la situation et on mérite largement notre qualification en Ligue des Champions. Ce n'est pas un rêve car c'était l'objectif du début de saison. On revient de loin, on a été 19ème et aujourd'hui on se retrouve 3ème. C'est la plus belle chose qui pouvait nous arriver et j'espère qu'il y aura une belle Ligue des Champions à Marseille car la ville le mérite.
Le public a montré qu'il nous soutenait et on a essayé de lui faire plaisir. C'est l'essentiel. Je marque du pied gauche, mais c'était l'occasion de bien finir car c'est peut-être mon dernier match et je voulais finir en beauté. J'ai donné le maximum et je suis très fier de finir comme ça au Vélodrome. Rien n'est fait pour la saison prochaine..."


# Posté le samedi 17 mai 2008 18:02

37eme journée Le Mans-OM

37eme journée Le Mans-OM
LE MANS 0-0 OM : L'OCCASION MANQUEE

S'ils n'ont pas réussi à venir à bout du Mans (0-0), les Olympiens sont désormais à un point de Nancy qui s'est incliné à Lyon. Tout se jouera lors de la dernière journée mais l'OM n'aura pas son destin entre ses mains.

LE MANS 0 0 MARSEILLE

Dans sa course poursuite avec Nancy pour la 3e place, l'OM a gagné un point sur les deux qu'il accusait derrière les Lorrains, défaits à Lyon (1-0). C'est le positif à retirer du déplacement au Mans. Jamais vraiment dominateurs, jamais vraiment dominés, les Marseillais se sont toutefois procurés deux occasions franches par Akalé en première période et par Cheyrou en deuxième. A l'inverse, Le Mans, bien que réduit à dix en deuxième mi-temps, a touché le poteau. Au final, il reste surtout que l'OM a toujours une unité de retard sur son concurrent nancéien alors que pour l'ultime journée, ces derniers reçoivent Rennes, qui jouent un ticket européen, et que les Marseillais accueilleront Strasbourg, relégué en L2. Il faudra l'emporter au Vélodrome et compter sur un nul ou une défaite des Lorrains.

Il est près de 22 heures quand le Nancéien André Luiz marque contre son camp à Gerland. Dix grosses minutes plus tard, Benoît Cheyrou n'en revient pas encore de voir Yohan Pelé stoppait sa tentative en face à face. La soirée qui promettait tant d'émotions n'en a finalement pas tant procuré que cela. «Un sentiment mitigé» commentait Pape Diouf dans les couloirs de Léon-Bollée. C'est en effet ce qui ressort du dernier déplacement de l'année. Une chance est passée pour le gain de la troisième place. Du résultat de Nancy-Rennes samedi prochain dépendra la qualification ou non des Marseillais pour le tour préliminaire de la Champions League. Il faudra aussi battre des Strasbourgeois déjà relégués au Vélodrome dans le même temps. Quant à la soirée olympienne au Mans, elle ne restera pas forcément dans les mémoires malgré un bel état d'esprit de la part des Olympiens qui ont eu deux grosses occasions. En vain malheureusement.
Concernant l'équipe de départ, Eric Gerets avait fait le choix d'aligner un trio offensif Valbuena/Niang/Akalé, le tout soutenu par Nasri. Tourné vers l'avant, cet OM connaissait des difficultés en début de partie devant des Manceaux toniques qui poussaient sur les buts de Mandanda à l'image de De Melo, de la tête (11e) ou Gervinho (26e).
La seule véritable occasion olympienne se résumait à une frappe de loin de Nasri sur laquelle Pelé se couchait bien (27e). Une première banderille qui lançait les Marseillais dans leur match puisque, dans la foulée, Akalé, seul devant les buts, ne parvenait pas à reprendre le centre en retrait de Cheyrou consécutif à un gros travail de Niang (28e). Suivait un tir puissant du même Cheyrou boxé par le portier manceau (30e). C'était à peu près tout pour une première période sans véritable emprise de part de d'autre hormis cette poussée de fièvre à la demi-heure de jeu.
Le retour des vestiaires était plus animé avec d'emblée une tête de Geder sur le poteau de Mandanda (48e). Et alors qu'une certaine tension s'installait sur la pelouse suite à l'exclusion de Bouhours pour un tacle sur Valbuena (52e), la tête de Taiwo surprenait Pelé qui se reprenait (56e). Un tir de l'extérieur de Valbuena inquiétait encore le portier du MUC (57e).
Un peu plus loin, Akalé était heurté par Pelé dans la surface mais M. Layec faisait signe de jouer (65e). Après un une deux avec Niang, Cheyrou se retrouvait en face à face avec le gardien sarthois qui bloquait magnifiquement le tir du Marseillais (75e). La plus belle action olympienne depuis l'entame alors que Mandanda claquait la tête de Cerdan (80e). Et, en dépit de quelques poussées marseillaises dans les ultimes instants, rien ne bougeait. A Gerland non plus où Nancy s'inclinait. Ca promet en terme d'émotions la semaine prochaine.


Le groupe olympien
Gardiens : Mandanda, Hamel
Défenseurs : Taiwo, Bonnart, Givet, Faty, Zubar
Milieux : Cana, Cheyrou, M'Bami, Kaboré, Oruma, Nasri, Valbuena, Zenden
Attaquants : Niang, Akalé, Gnabouyou


Le groupe manceau
Gardiens : Pelé, Roche
Défenseurs : Calvé, Geder, Cerdan, Camara, Bouhours, Louvion, Baal, Ben Frej
Milieux : Sessegnon, Yebda, Coutadeur, Romaric, Maïga, Matsui
Attaquants : Gervinho, De Melo, Le Tallec


Nasri : "Une certaine maladresse"
"On s'est procuré les meilleures occasions mais on a fait preuve d'une certaine maladresse. Tout se jouera sur le dernier match. C'est vraiment dommage car il y avait la place de prendre les trois points ce soir. On a bien fini le match mais, malheureusement, on n'a pas su concrétiser nos occasions et on n'a pas profité de l'infériorité numérique de notre adversaire'.

Gnabouyou : "Une grosse impression"
"J'ai bien vécu ce premier match, mes équipiers m'ont bien intégré et cela s'est bien passé. Cela m'a fait une grosse impression, j'ai vu que je devais encore travailler. Le coach m'a demandé de prendre la profondeur, de provoquer, de centrer et de jouer beaucoup avec Niang. C'était un match costaud avec beaucoup de duels. C'était un bon match".
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le samedi 17 mai 2008 17:46

36eme journée OM-Bordeaux

36eme journée OM-Bordeaux
OM 1-2 Bordeaux

Le ciel est tombé sur la tête des Phocéens. Un coup-franc de Wendel à la 80e et une fusée de Ducasse à la 89e repoussent les Olympiens au pied du podium. Nancy compte deux points d'avance, à deux journées de la fin. Tout reste à faire.

MARSEILLE 1 2 BORDEAUX
1-0 : Niang (45e)
1-1 : Wendel (80e)
1-2 : Ducasse (90e)

Les Phocéens et leurs supporters sont passés par tous les sentiments dimanche soir contre Bordeaux. Et malheureusement, ce ne fut pas ascendant. A la frustration de voir leur avantage réduit en poussières par un coup-franc de Wendel a succédé la tristesse de finalement terminer la soirée battus, sur un dernier rush girondin conclu d'un tir-fusée dans la lucarne de Mandanda.
L'ouverture du score par Niang, profitant d'une sortie aventureuse de Ramé, n'aura pas résisté. Tout comme l'avance prise avant cette journée par l'OM face à Nancy. Victorieux de Strasbourg samedi, les Lorrains reprennent la main. Ils comptent deux points d'avance, avant de se déplacer à Lyon le week-end prochain. Les Marseillais seront au Mans.

En retirant ses mains au dernier moment, alors qu'il était en dehors de la surface, Ulrich Ramé a fait un choix. Il était sorti de manière hasardeuse au devant de Mamadou Niang, sur une belle ouverture de Samir Nasri. Et il savait dans cet éclair de seconde, en refusant le contact entre ses gants et le ballon, que derrière lui le Sénégalais allait donner l'avantage à l'OM. Le portier girondin avait préféré cette issue plutôt que l'expulsion, et laisser ses partenaires en infériorité numérique toute une mi-temps.
Et s'il dut finalement quitter ses coéquipiers en deuxième période, ce fut dans d'autres circonstances. Touché à la cuisse sur un dégagement, il céda sa place au 2e gardien Valverde, mais l'équipe bordelaise pouvait compter encore sur onze atouts pour revenir dans le match.
Et ils lui furent bien utiles pour décrocher cette victoire qui accentue la menace sur Lyon pour le titre de champion de France. Deux points seulement séparent désormais l'OL de son dauphin.
Deux points, c'est aussi la marge dont dispose à présent Nancy aux dépends de l'OM. Un écart qui s'est donc creusé dans les dix dernières minutes. Jusque là, et notamment en première période, les Marseillais pouvaient légitimement conserver leur place sur le podium.
Ils avaient fini par prendre le commandement d'une partie qui tourna longtemps à une bataille du milieu. Avec davantage de vie dans les enchaînements ils étaient parvenus à force à fragiliser leur adversaire, à le pousser dans des retranchements qu'on ne lui connaît plus depuis plusieurs journées.
On pense ainsi à cette pression constante mise dans le camp girondin de la 30e à la 40e minute. Tout le stade, Ramé compris, crut même au but à la 34e quand Niang s'arracha pour reprendre de la tête un centre de Taiwo. Mais le poteau en décida autrement.
Chalmé sauva aussi les meubles devant Cissé. Une mine de M'Bami témoigna également de cette domination, en dépit de deux petites flèches décochées par Bordeaux dans les derniers instants de la première période. Mais le dernier mot revint aux joueurs d'Eric Gerets, avec le but de Mamadou Niang, poussant le cuir dans les filets désertés (1-0, 45e).
Tout l'intérêt de la deuxième mi-temps allait donc être dans la gestion de ce court avantage. Pour le transformer en avance décisive il fallait faire les bons dosages entre la tentation de contrer Bordeaux, et une fermeture efficace des écoutilles.
La charnière centrale cloisonna au maximum. A grands renforts d'huile de coude. Et quand l'espace se fit jour, Mandanda se coucha avec à propos. Il eut aussi un brin de chance. Obertan manqua la cible au point de penalty alors que son viseur semblait bien calé (70e). Cette occasion ne découragea pas les hommes de Laurent Blanc. Elle leur fournit au contraire des raisons de croire encore que la bonne étoile au-dessus de leur tête à Toulouse (victoire 1-0 à la dernière minute) allait encore les escorter.
Cette étoile s'illumina cette fois sous la forme d'un coup-franc. Wendel vit là sa chance. Son adresse dans l'exécution remit les deux formations sur un même pied d'égalité. Avec tout de même un sérieux supplément de confiance dans le camp bordelais.
Et c'est alors qu'on déplorait déjà ce retour au score et cette deuxième mi-temps décevante, que Ducasse dynamita les émotions. Bien servi en retrait par Chamakh, le Girondin trouva la lucarne et remua le couteau dans la plaie, dans un silence chargé de regrets.
Ce qui fera déclarer à Eric Gerets : « Cela va être dur d'accrocher cette 3e place. Cela va être plus difficile à présent,... mais c'est toujours faisable ».


Le groupe olympien
Gardiens : Mandanda, Carrasso
Défenseurs : Givet, Rodriguez, Bonnart, Taiwo, Zubar, Faty
Milieux : Cana, Cheyrou, Kaboré, M'Bami, Nasri, Akalé, Valbuena, Zenden
Attaquants : Cissé, Niang, Grandin


Le groupe girondin
Gardiens : Ramé, Valverde
Défenseurs : Chalmé, Diawara, Henrique, Jemmali, Jurietti, Planus, Trémoulinas
Milieux : Alonso, Diarra, Ducasse, Micoud, Traoré, Wendel
Attaquants : Bellion, Cavenaghi, Chamakh, Obertan


Eric Gerets : «On a oublié de jouer»
"On a perdu en deuxième mi-temps, où on a oublié de jouer au football. Je ne sais pas si on était nerveux, mais il y a eu beaucoup d'erreurs dans le jeu, les passes... Bordeaux a continué à jouer son jeu et on n'a plus trouvé le moyen de revenir dans le match. Les deux arrières latéraux nous ont fait beaucoup de mal et j'ai essayé de les bloquer en mettant deux attaquants sur les côtés et un attaquant axial. Cela a été mieux mais on a pris deux beaux buts. C'est dommage, mais vu la seconde période, les Bordelais méritent leur victoire. Ce n'est pas pour rien qu'ils sont encore en course pour gagner le championnat. Ils jouent très bien collectivement, mais on les a aidés en deuxième mi-temps. Cela fait mal de perdre le match à la dernière minute.
Cela va être dur d'accrocher cette 3e place, cela va être plus difficile mais c'est toujours faisable. Tout le monde va faire l'impossible pour gagner au Mans ce qui ne sera pas facile mais faisable. Abandonner maintenant serait un scandale."


Charles Kaboré : «Pas assez entreprenant»
"Cela a été difficile en deuxième mi-temps et on n'a pas su gérer notre avance. On n'a pas été assez entreprenant. On n'a pas eu peur car on a continué à attaquer mais l'égalisation sur coup de pied arrêté nous a fait mal. Il faut continuer et ne pas s'arrêter sur ça. Il va falloir obtenir quelque chose au Mans."
# Posté le jeudi 08 mai 2008 16:05

35eme journée Monaco-OM

35eme journée Monaco-OM
MONACO 2-3 OM : L'OM REPREND SON DESTIN EN MAIN

En dépit de deux retours au score de Monaco, les Olympiens ont su marquer le but de plus par Cissé à cinq minutes de la fin. Avec cette victoire, l'OM redevient troisième.

MONACO 2 3 MARSEILLE
1-0 Nasri (28e)
1-1 Gonzalez (56e)
1-2 Taiwo (61e)
2-2 Leko (64e)
2-3 Cissé (83e)

Dominateurs en première période devant une formation monégasque transparente, les Marseillais trouvaient la faille sur une frappe croisée de Nasri (28e). Pourtant, les joueurs de la Principauté revenaient des vestiaires transfigurés et recollaient au score sur une tête de Rodriguez. Le début d'un chassé croisé intense. Taiwo redonnait l'avantage à des Olympiens (61e) qui étaient rejoint dans la foulée sur un lob de Leko (64e). Dans une fin de partie un peu folle, c'était la hargne de Cissé dans la surface (83e) qui offrait à l'OM cette si précieuse victoire qui lui permet de retrouver la place de troisième perdue la semaine dernière, avec désormais un point d'avance sur Nancy.

«Un vrai derby» commentait Eric Gerets dans les couloirs de Louis II après le match. L'opposition entre Marseillais et Monégasques a eu tous les petits ingrédients qui font la saveur des confrontations régionales. De l'envie à en revendre, des renversements de situations à la pelle et cinq buts au final, le tout saupoudré de pas mal d'engagements avec huit avertissements distribués par Laurent Duhamel. Et comme ce genre de match se joue au mental, l'OM en a injecté la bonne dose avec la foi inébranlable d'aller chercher la troisième place, cela même s'il a été rejoint deux fois au score par Monaco. Au final, les efforts ont payé car la troupe marseillaise est, de nouveau, sur la troisième marche et a, de nouveau, son destin entre ses mains avec, cette fois, un point d'avance sur Nancy. Ce qui n'était pas le cas à l'issue de la 33e journée, il y a deux semaines.
Toutefois, et si les Olympiens ramènent de la Principauté ce qu'ils étaient allés chercher, il ne faut pas oublier que ce Monaco-OM fut un drôle de match. De par sa première demi-heure d'abord qui se déroula quasi exclusivement au milieu de terrain avec un grand nombre d'interceptions. Zéro occasion au compteur entre une équipe princière inoffensive et un OM qui ne développait pas son jeu d'attaque. Jusqu'à la 28e minute exactement quand Kaboré livrait une merveille de passe en profondeur pour Nasri et le Marseillais de battre Roma d'une frappe croisée (1-0, 28e). De quoi prendre encore un peu plus l'emprise sur le jeu malgré bien peu d'actions chaudes à se mettre sous la dent hormis la frappe tendue de Niang (32e). Cette première période ne laissait donc pas vraiment présager de la suite des événements.
Passé assez inaperçu, le remplacement de Gakpé par le jeune Marseillais Bakar à la pause allait être l'un des atouts de ce Monaco transformé de la deuxième mi-temps. Et là où l'OM hésitait, les locaux y allaient franchement. A la 55e minute, Mandanda effectuait une parade énorme devant Bakar mais, sur le corner qui suivait, l'Uruguayen Gonzalez battait le portier phocéen d'une tête décroisée (56e). Le jeu cloisonné de la première période laissait alors place à du football débridé de part et d'autre. Sur un corner de Cheyrou, le ballon était dévié par la tête de Cana, Cissé reprenait de près sur le poteau mais Taiwo avait suivi pour marquer d'un tir fouetté (1-2, 61e).
Les ardeurs monégasques étaient-elle calmées ? Loin de là puisque sur un nouveau coup de pied de coin, Mandanda dégageait des poings direction Leko à l'entrée de la surface et le Croate plaçait un lob on ne peut plus dosé que Kaboré ne pouvait dégager de la tête même en se détendant de tout son long (2-2, 64e). Une belle intensité s'était installée sur la pelouse de Louis II que Nasri entretenait d'une tête puissante sur un centre de Cheyrou qui effleurait le montant de Roma (77e).
Après avoir mené deux fois et avoir été rattrapé deux fois, l'OM ne pouvait pas en finir ainsi. Un petit éclair de génie de Niang et la hargne de Cissé firent la différence. Sur une passe latérale de Nasri, le Sénégalais improvisait une talonnade dans la course pour servir l'attaquant tatoué qui, en pivot, du pointu et du gauche redonnait l'avantage aux siens. Un but d'avance qui le restera cette fois malgré une menace toujours latente de la part de Monaco, et les entrées de Zubar et Zenden pour contrôler un peu plus le jeu. Un chassé-croisé réussi donc avant de poursuivre celui au classement contre Nancy alors qu'il ne reste désormais plus que trois rendez-vous.


Le groupe olympien
Gardiens : Mandanda, Carrasso
Défenseurs : Givet, Rodriguez, Bonnart, Taiwo, Zubar, Faty
Milieux : M'Bami, Cheyrou, Cana, Kaboré, Nasri, Zenden, Akalé
Attaquants : Cissé, Niang, Grandin


Le groupe monégasque
Gardiens : Roma, Ruffier
Défenseurs : Cufré, Modesto, Sambou, Bolivar, Monsoreau, Berthod, Muratori
Milieux : Leko, Perez, Martin, Fabio Santos, Almiron, Gonzalez, Nenê
Attaquants : Bakar, Gakpé, Pinau


Lorik Cana : "On se doit de terminer 3e"
"Ce match était crucial et on se devait de montrer un mental supérieur à celui de Monaco. Cela a été le cas la plupart du temps même si on a connu des baisses de régime, en perdant trop facilement le ballon. Il fallait passer au-dessus de ça et aller les chercher car c'est l'un des matches les plus importants de la saison. On a encaissé deux buts sans avoir concédé vraiment d'occasions et ça, c'est très frustrant. On va penser à se reposer puis on va rentrer petit à petit dans le prochain match. On sait que cela va être crucial et Bordeaux a quelque chose à jouer. Cela va être un grand soir de fête au Vélodrome et on va donner notre maximum comme c'est le cas depuis un moment. On est l'Olympique de Marseille et on se doit de tenir notre rang et de terminer à cette troisième place".

Bolo Zenden : "L'impression de jouer chez nous"
"C'est difficile de rentrer dans un match comme celui de ce soir car il y avait beaucoup d'intensité. On se fait rejoindre par deux fois au score mais on savait que si l'on gagnait, la troisième place était pour nous. C'est pour cela que l'on a poussé jusqu'à la fin et l'ambiance était très bonne. Beaucoup de supporters sont venus et, par moment, on a eu l'impression de jouer chez nous. On est là où l'on voulait être, et pour une fois cela va dépendre de nous"
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le jeudi 08 mai 2008 16:01